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 Cette femme a sauvé des milliers de Syriens dans un hôpital souterrain

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Mili
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Mili

Féminin Zodiaque : Bélier Nombre de messages : 33592
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MessageSujet: Cette femme a sauvé des milliers de Syriens dans un hôpital souterrain   Cette femme a sauvé des milliers de Syriens dans un hôpital souterrain EmptyMar 10 Mar 2020 - 14:46

Cette femme a sauvé des milliers de Syriens dans un hôpital souterrain

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Pendant la guerre civile en Syrie, le docteur Amani Ballour a soigné les victimes des bombardements et des attaques chimiques, une expérience qui la hante encore aujourd'hui.

Un grondement de tonnerre ; le passage d'un avion ; un coup sur la porte. Voilà le genre de bruit qui effraie aujourd'hui Amani Ballour. Ces sons lui rappellent les avions de chasse et les effroyables bombardements qui l'ont forcée à fuir sa Syrie natale en 2018.

Cette pédiatre de 32 ans ne parvient pas à trouver de répit dans son deux pièces sobrement meublé de Gaziantep, en Turquie. Dans le silence, elle se souvient des jeunes patients qu'elle appelle « mes enfants », ceux qui ont survécu et les autres, bien plus nombreux.

ntre 2016 et 2018, le Dr Amani dirigeait un hôpital militaire souterrain surnommé « the Cave » (la grotte) dans sa ville natale de la Ghouta orientale, non loin de Damas la capitale syrienne. Pendant ces deux années, elle a été témoin de crimes de guerre avec l'utilisation d'armes chimiques comme des bombes au chlore, des frappes aériennes sur les hôpitaux, les attaques ciblant les refuges et les blessés.

« Aucun lieu n'était sûr, » déclare-t-elle. « Imaginez être victime d'une frappe aérienne, vous êtes transporté à l'hôpital pour être soigné avant d'être à nouveau bombardé. L'hôpital a été ciblé à plusieurs reprises. On m'a demandé combien de fois et croyez-moi, je n'ai pas été capable de les compter. »

En tant qu'administratrice de l'hôpital souterrain, le Dr Amani avait sous sa responsabilité un personnel d'une centaine de personnes dans une ville assiégée par les troupes du président syrien Bashar al-Assad. Pendant des années, la politique d'étranglement menée par ce dernier avec pour seul mot d'ordre « mourir de faim ou se rendre » a restreint ou interdit l'approvisionnement de la Ghouta orientale en produits de première nécessité, qu'ils soient alimentaires ou médicaux, forçant le Dr Amani et ses compagnons d'infortune à les introduire clandestinement.

Les avions de guerre d'Assad et les jets de combat dépêchés par la Russie à partir de septembre 2015 ont poussé l'hôpital à s'établir toujours plus profondément, dans un dédale de tunnels et de bunkers.

Son histoire, le Dr Amani a accepté de la raconter dans un documentaire National Geographic intitulé The Cave et réalisé par Feras Fayyad, dont le film Les Derniers Hommes d'Alep avait été nommé aux Oscars en 2017 dans la catégorie du meilleur film documentaire. The Cave, qui retrace la lutte poignante d'Amani Ballour pour apporter soin et confort dans un hôpital souterrain en pleine zone de guerre, sera diffusé sur National Geographic le 26 mars 2020 à 22.45.

Cadette d'une famille de cinq enfants (trois filles et deux garçons), le Dr Amani a toujours eu l'ambition de « faire quelque chose de différent », elle ne voulait pas devenir femme au foyer comme ses grandes sœurs, toutes deux mariées avant leurs 25 ans. Elle se prit de passion pour le génie mécanique et intégra l'université de Damas. Cependant, la pression exercée par la société et le désaccord de son père avec son projet l'ont rapidement poussée à s'orienter vers la médecine, une discipline qui selon elle était considérée comme « une carrière plus appropriée pour une femme, mais seulement en tant que pédiatre ou gynécologue. »

Elle a donc choisi de soigner les enfants et d'ignorer ses nombreux détracteurs qui lui disaient en riant « "une fois que tu seras mariée, tu pourras accrocher ton diplôme dans la cuisine." J'ai entendu cette phrase tellement de fois. »

En 2011, lorsque les manifestations pacifiques du Printemps arabe atteignent la Syrie, elle est en cinquième année de médecine, il ne lui reste qu'un avant d'être diplômée. Rapidement, la Ghouta orientale est envahie par les manifestations, le Dr Amani y prend part sans le dire à sa famille, certaine que ses parents « auraient été contre à un million de pour cent par peur qu'il [lui] arrive quelque chose. » Lors d'une autre manifestation, elle enregistre de courtes vidéos, mais elle a trop peur de les diffuser. « J'étais effrayée à l'idée d'être arrêtée, » confie-t-elle. L'expérience n'en est pas moins grisante. « J'avais l'impression de respirer la liberté, c'était incroyable. C'était tellement satisfaisant de pouvoir simplement dire "non" à ce qui se passait dans ce pays dirigé depuis des dizaines d'années par un seul régime. »

À l'époque, les Assad, Bashar et avant lui son père Hafez, gouvernaient le pays d'une main de fer depuis plus de quarante ans. Amani se souvient qu'enfant déjà elle avait conscience qu'il « était interdit de parler de certains sujets, interdit de mentionner le nom du président, Hafez al-Assad, pour quoi que ce soit sauf pour le couvrir d'éloges car les murs avaient des oreilles. » Elle n'avait que très peu entendu parler du massacre de Hama, perpétré en 1982, lorsque les forces armées d'Hafez al-Assad avaient tué des milliers de personnes, civils et insurgés, en répression d'une brève insurrection islamique. « Mes parents ne nous avaient pas parlé du massacre de Hama, et ils auraient dû, » déclare-t-elle.

En 2000, lors de l'accès au pouvoir de Bashar al-Assad, le Dr Amani se demandait pourquoi les Syriens ne pouvaient pas élire un dirigeant avec un autre nom de famille. « Lorsque je posais la question on me disait de me taire, ou que quelqu'un pourrait nous entendre, » raconte-t-elle. « C'était terrifiant. »

Alors que l'État syrien poursuivait sa violente répression du mouvement de protestation en s'attaquant aux manifestants à l'aide de barres semblables à des fouets ou de gaz lacrymogène et parfois même en tirant à balles réelles, le Dr Amani s'est retrouvée happée par les événements qui ne faisaient qu'empirer, mais pas en tant que manifestante. Dans les premières années de la révolution syrienne, les forces de sécurité avaient pour habitude de traquer les manifestants dans les hôpitaux. Ceux qui venaient y chercher des soins risquaient l'arrestation (et la disparition dans le réseau de geôles syriennes) ou pire, l'exécution sur place. Des hôpitaux clandestins ont donc peu à peu fait leur apparition dans les maisons, les mosquées ou d'autres endroits tenus secrets.

Amani se souvient avoir été sollicitée par ses voisins pour soigner son premier patient, blessé lors d'une manifestation. C'était fin 2012 et elle venait tout juste d'obtenir son diplôme. « C'était un enfant qui avait reçu une balle dans la tête. Qu'est ce que je pouvais faire pour lui ? Il était déjà mort, » dit-elle. « Il avait 11 ans. »

Pour son premier emploi, un poste de bénévole, elle soignait les blessés dans un hôpital inachevé. Elle était l'un des deux médecins à plein-temps, l'autre étant le fondateur de la clinique, Salim Namour, un chirurgien généraliste de 26 ans son aîné. Il se souvient de la rencontre avec la jeune femme peu de temps après l'obtention de son diplôme. « Elle s'est présentée et a offert son aide, » raconte-t-il. « D'un côté, il y avait tous ces médecins expérimentés qui fuyaient se mettre à l'abri et de l'autre, cette jeune diplômée qui restait pour aider. »

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