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 La douleur fait partie de l’existence (auteur inconnu)

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Mili
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Mili

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MessageSujet: La douleur fait partie de l’existence (auteur inconnu)   La douleur fait partie de l’existence (auteur inconnu) EmptyMar 25 Fév 2020 - 16:12

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La douleur fait partie de l’existence  (auteur inconnu)

Par une vision de l’existence commune à Nietzsche et à Jung la souffrance est intégrée, sans être considérée comme une rédemption pour une quelconque faute originelle.
La douleur fait partie de l’existence, au même titre que la jouissance. Non seulement elle est acceptée mais ils ont tous deux considéré que la maladie s’était souvent révélée positive pour leur cheminement et la genèse de leur œuvre.

Il existe chez Nietzsche, comme chez Jung, une attitude vis-à-vis des états valétudinaires. Nietzsche a principalement développé ce sujet dans Ecce homo, et Jung dans Ma vie et la Correspondance.

Nietzsche, la maladie comme stimulant et refuge
Pour Nietzsche, le corps constitue un lieu d’élaboration où l’excès de santé, mais aussi la maladie, sont des stimulants de la création. La maladie lui était, en quelque sorte, indispensable, et sa correspondance recèle un impressionnant catalogue de ses maux. Il désire presque maladivement être en bonne santé mais ne parle que de ses malaises.
La maladie était un refuge. Elle permettait à Nietzsche d’échapper à l’ennuyeuse quotidienneté de l’existence, d’excuser des manques ou des ruptures. Elle était aussi à l’origine d’une sorte d’issue à l’exaltation où s’épuisent les forces créatrices, les dépenses d’énergies excessives. C’est alors, pense t-il, que la maladie le ramène à la raison et clarifie ses idées. Il écrit dans Ecce homo (p.56)

“La clarté et la belle humeur parfaite, voire l’exubérance de l’esprit que reflète l’œuvre susmentionnée (il s’agit du voyageur et son ombre) se concilient chez moi, non seulement, avec le plus profond affaiblissement physiologique, mais même avec un excès de souffrances. Au milieu même des tortures qu’inflige un mal de tête ininterrompu de trois jours, accompagné de pénibles vomissements de pituite, je bénéficiais d’une clarté de dialecticien par excellence et je méditais à fond de sang froid des questions pour lesquelles, dans des circonstances meilleures, je ne suis pas assez escaladeur, pas assez raffiné, pas assez froid.“

Il semblerait que, chez des êtres comme Nietzsche, la recherche du sens, et du dire de ce sens, mette la chair à l’épreuve, comme si c’était au sein de cette passion que, comme dans le creuset des alchimistes, se produisait la cuisson lente de l’opus.

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