A propos des animaux abyssaux Pieuvre Dumbo (genre Grimpoteuthis)
Concombre de mer nageur (Enypniastes)
Copépode abyssale
Poisson du genre Neocyema
http://www.maxisciences.com/abysses/des-creatures-abyssales-surprenantes-identifiees-par-les-scientifiques_art4577.html#
Lien pour voir une vidéo sur le sujet :
http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/36-culture-scientifique/104335-reportage-mers-et-oceans-le-mystere-des-profondeurs
La baudroie abyssale : dimorphisme étonnant
La baudroie abyssale est un poisson des profondeurs océaniques (famille des Ceratidés). Il existe, comme pour la pieuvre violacée, même s'il est moindre, un dimorphisme sexuel au niveau de la taille : chez Ceratias holboelli, par exemple il y a un rapport de 10 entre le mâle et la femelle (la femelle étant la plus grande).
Mais ce n'est pas ce dimorphisme de taille qui est étonnant c'est la façon dont le mâle féconde la femelle : une fois que le mâle devient adulte, il se met à la recherche d'une femelle. S'il a la chance d'en trouver une, il se fixe sur elle a moyen de sa bouche munie de deux dents en forme de pince et ne la lachera plus de toute sa vie. Tous ses organes vont dégénérer sauf ses testicules: yeux, organe de digeston etc., son système respiratoire va fusionner avec celui de la femelle. Sa vie va alors se limiter uniquement à la fécondation des oeufs de la femelle.
On a donc affaire, ici a une forme de mutualisme étrange : le mâle trouve son compte en se faisant nourrir par la femelle, et la femelle se sert du mâle pour féconder ses oeufs...
D’étranges créatures abyssales au large de la Nouvelle-Zélandehttp://ladoua.exprimetoi.net/organismes-communautes-populations-f36/la-baudroie-abyssale-dimorphisme-etonnant-t167.htm
Vers Vestimentifères: ces vers en forme de tube côtoient les émissions de méthane

Les très étranges et surprenantes créatures qui vivent à proximité des sources de méthane dans le Pacifique du sud-ouest jusqu'à un kilomètre sous la surface de mer, ont pour la première fois été photographiées par une équipe de chercheurs américains et néo-zélandais.
C’est la première fois que des suintements froids sont visualisés et échantillonnés dans cette région et cela contribuera à notre compréhension de ces écosystèmes intrigants", indique Amy Baco-Taylor de la Woods Hole Oceanographic Institution. Les suintements froids sont des zones du fond de la mer où du méthane ou du sulfure d'hydrogène s’échappe de réserves souterraines profondes. Comme pour les évents hydrothermaux, ces gaz maintiennent en vie des organismes uniques, capables de convertir des produits chimiques riches en énergie en matière vivante, en l'absence de toute lumière du soleil.
On pense que les filaments sur les pinces de ce bernard-l’hermite
lui permettent de s’alimenter en produits chimiques

Des animaux vivant autour des émissions de méthane au large du Chili et du Japon ont déjà été observés auparavant, mais jamais à proximité de la Nouvelle-Zélande. "A cet endroit, les suintements sont remarquables par l'ampleur de leurs communautés chimiosynthétiques", note A. Baco-Taylor, dont l'équipe a visité huit emplacements situés entre 750 et 1050 mètres sous la surface.
Les chercheurs ont utilisé un sonar pour cartographier le fond de la mer et pour détecter les zones riches en méthane, puis ont immergé caméras et appareils photo au-dessus de chaque site. Ils ont pu enregistrer des images de vers de 30 centimètres à 40 centimètres de longueur sous des rochers de calcaire. Ils ont également photographié des coraux, des éponges et des lits de coquillages recouverts de divers types de palourdes et de moules.
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3455
La vie sexuelle des poissons abyssauxLes créatures des profondeurs, qui vivent à plusieurs kilomètres sous la surface, dans une zone où même les rayons du soleil n'arrivent pas à pénétrer, restent un mystère pour les scientifiques. Compte tenu de leur faible nombre, et de l'espace qui les sépare, comment font-ils pour procréer ?
L'équipe MAR-ECO (Mid-Atlantic Ridge Ecosystems) a un début de réponse : selon eux, les poissons abyssaux se donnent rendez-vous à proximité des montagnes sous-marines, pour s'y reproduire et déposer leurs œufs.
Les scientifiques savent très peu de choses au sujet des poissons pélagiques et des créatures abyssales. Souvent de petite taille, la plupart d'entre eux présentent des visages singuliers, qui semblent « venus d'ailleurs ». Certains ont des dents démesurées, d'autres usent de pièges malicieux pour capturer leurs proies, ou produisent de la lumière fluorescente.
Leur mode de reproduction nous est également inconnu. Alors que la densité de poissons est supposée très faible dans les milieux abyssaux, comment se rassemblent-ils entre espèces, en vue de procréer ?
A l'aide de submersibles, de filets de pêches et d'instruments acoustiques, l'équipe MAR-ECO (Mid-Atlantic Ridge Ecosystems) a découvert que les poissons pélagiques se rassemblent en grand nombre près des montagnes sous-marines, en vue de s'y reproduire : « C'est la première fois que l'on suggère la possibilité que les espèces pélagiques des profondeurs forment des groupes le temps de procréer, avant de se disperser à nouveau », a expliqué Tracey Sutton, de l'Harbor Branch Oceanographic Institution. Ceci semble indiquer que ces poissons ont un instinct d'orientation, qui les guide vers des lieux en particulier. Par contre, Tracey Sutton avoue « ne pas vouloir spéculer sur l'élément déclencheur » à l'origine de ce rassemblement massif dans les profondeurs. La question reste ouverte.
L'expédition a également recueilli dans l'Océan Atlantique 270 espèces mal connues, et 30 totalement inédites. Néanmoins, le classement de ces poissons est rendu difficile par le manque d'échantillons : ainsi, dans certains cas, les mâles, femelles, et bébés poissons sont catalogués différemment, alors que cela ne devrait pas être le cas.
Enfin, ils ont découvert sur la crête de la chaîne de montagnes sous-marine Mid-Atlantic Ridge un décor luxuriant, semblable à une « oasis d'eau salé : « Ce que l'on a observé en bas était stupéfiant : ça ressemblait à un récif de corail tropical, situé dans les profondeurs. »
Il semble donc que les poissons pélagiques et abyssaux, s'ils vivent dans un milieu hostile et peu peuplé, rejoignent « en troupes » des zones montagneuses plus accueillantes pour se reproduire, avant de se séparer de nouveau. Ils sont donc moins « nomades » qu'on le pensait, et friands d'oasis sous-marines !

L'une des espèces abyssales observées par l'équipe MAR-ECO
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/la-vie-sexuelle-des-poissons-abyssaux-enfin-devoilee_8449/